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Le contrat local de propreté : des engagements multilatéraux forts pour changer les choses.

Ce contrat local de propreté est le fruit d’une concertation conduite par Guy Teissier, impliquant collaborateurs et élus. Le but est de rendre plus performant le dispositif de collecte et de propreté pour améliorer la qualité du service rendu.

Le but de ce contrat est de mettre un terme à un certain nombre de dérives. Il s’agit de mettre en mouvement tous les acteurs de la propreté dans une démarche collective avec des engagements réciproques pour réussir ensemble le défi de rendre Marseille plus propre. Cette dynamique multilatérale engagera à la fois les agents de MPM mais également les citoyens et les usagers, individuellement, et au travers des divers groupes les représentant (CIQ, syndics de copropriété…), car la responsabilité de la propreté est l’affaire de tous.

Ce contrat local de propreté comporte deux volets.

Un volet interne qui s’oriente sur trois axes principaux :

  • La proximité, avec une approche territoriale globale de la propreté, en coordination avec les mairies de secteurs et les communes. Les maires et maires de secteur auront ainsi un rôle plus affirmé dans la définition et la supervision du dispositif propreté sur leur territoire et disposeront de personnels et de moyens matériels territorialisés.
    Des comités de pilotage et de suivi de la propreté (CPSP) seront installés dans l’ensemble des mairies de secteur et des communes à l’automne 2014. Co animés par un représentant de la communauté urbaine et un représentant de la commune/mairie de secteur, ils traiteront de l’ensemble des problématiques avec pour ambition de trouver des solutions concrètes, y compris dans des champs qui ne relèveraient pas directement de la responsabilité de la Communauté Urbaine mais pour lesquels MPM se chargera de solliciter les acteurs concernés.
  • L’augmentation et l’harmonisation des horaires de travail des agents en charge de la collecte et de la propreté afin de travailler mieux et plus longtemps. À ce titre, une journée type théorique de collecte de 7 h 30 est définie quel que soit le cycle de travail des agents.
  • La modernisation des pratiques managériales qui permettront de clarifier les missions, les procédures de travail et les règles, de réaffirmer le rôle central des managers, mais également de motiver les personnels et valoriser les métiers. Il s’agit de passer d’un « cercle vicieux » où le rythme trop rapide d’exécution des tâches est source d’accidents, d’absences, d’inaptitudes et de non-qualité du service rendu à l’usager, à un « cercle vertueux » basé sur la prévention, la formation et l’amélioration des conditions de travail.

Ce contrat comporte également un volet externe qui vise à ce que chacun devienne acteur de la propreté avec une contractualisation engageant les divers protagonistes, ceci afin de s’assurer de l’impact des mesures et du respect des engagements pris.

Ce volet comporte trois axes principaux :

  • des engagements de la communauté urbaine en tant qu’animateur de la démarche d’amélioration de la propreté sur le territoire. Les comités de pilotage et de suivi de la propreté (CPSP) auront à ce titre un rôle important à jouer, car leur champ d’action ne se limitera pas à définir, critiquer, modifier et améliorer le dispositif public ou privé de propreté. Il s’agira aussi de faire corriger et de dissuader les comportements des administrés qui peuvent être à l’origine de la saleté, ou qui rendent plus difficile le travail des équipes en charge du nettoiement ou de la collecte des déchets.
  • des engagements attendus de la part des différents acteurs publics et privés impliqués dans cette démarche.
  • des moyens envisagés pour garantir dans la durée le respect de ces engagements et pour assurer la publicité des résultats obtenus. Un dispositif de suivi systématique des chartes et conventions-cadres sera à ce titre mis en place. Il sera accompagné d’une actualisation de la réglementation concernant la collecte et la propreté afin de prendre en compte l’évolution des techniques et de l’environnement urbain. Une campagne d’information soutenue sera conduite par MPM dans la durée, avec l’ensemble des partenaires qui souhaiteront s’y associer, afin d’accélérer la prise de conscience collective et d’influencer positivement les comportements. Enfin, sera mis en place un volet sanction des comportements non vertueux et valorisation des bonnes pratiques.

Le contrat local de propreté marque une véritable ambition et une volonté partagée de prendre à bras-le-corps les difficultés pour trouver des solutions et améliorer progressivement les choses. Ainsi, collectivement et en toute responsabilité, les divers acteurs de la propreté pourront gagner ensemble cette bataille hautement symbolique d’un territoire à nouveau attractif et rayonnant.

Cette réforme valable pour les 18 communes de la Communauté Urbaine sera mise en place dès la rentrée avec 3 secteurs pilotes : le 1/7, le 6/8 et le 9/10.